Histoire d’une insoumise chez les insoumis

En 2017, j’ai été conquise par le mouvement citoyen de La France insoumise et leur projet « L’avenir en commun ».

2 éléments du programme avaient retenu mon attention : 

  • Le Plan A et le Plan B qui permettaient d’engager un bras de fer avec l’Europe afin de se défaire de l’autoritarisme du néolibéralisme qui pourrit les bases de cette vieille dame.
  • Et l’Assemblée constituante afin d’écrire une nouvelle constitution dans le cadre d’une 6è République.

Les campagnes présidentielles et législatives ont été menées avec entrain. J’ai eu la joie d’être la suppléante du candidat de la 2è circonscription de la Marne.

Par la suite, j’ai vivement attendu après l’élaboration d’une organisation interne, tant ce mouvement citoyen m’avait plu. Mais au fils des mois, j’ai compris qu’un socle émanant du PG tirait les ficelles et l’organisait à sa guise. Aucune assemblée constituante pour nous fédérer n’a été prévue sur le modèle de ce qui était proposé pour la 6è république. Les responsables des différents espaces se sont auto-désignés. Une charte nous a été soumise, non amendable, elle se trouvait être bien contraignante empêchant toutes fédérations d’action et organisation matérielle. 

Dans ces conditions, continuer le débat citoyen engagé pendant le printemps 2017 fut impossible. Je me suis mise à douter de plus en plus. Je sentais bien que je perdais peu à peu confiance en cette formation pour organiser une Assemblée constituante, si un jour elle accédait au pouvoir. Mais ma fragile confiance fut parfaitement rompue récemment et cela après 2 évènements bien distincts: 

  • Le 1er fut d’avoir informé le comité électoral de certaines difficultés que posait la candidature d’une des colistière en lisse pour la campagne des européennes 2019. Il se trouve que cette dernière est encartée au PG.
  • Le 2nd fut  un certain intérêt que j’ai porté au CID. On a donc considéré que j’en faisais parti et cela a permis de m’exclure de la France Insoumise. Il faut savoir que rejoindre le CID, n’est pas compatible avec la charte évoquée ci-dessus.

Me voilà donc, à ce jour, orpheline puisque je n’ai pris aucun engagement avec le CID et que mes fonctions au sein de LFI ont été levées.

C’est là que je découvre l’appel de Laurent Courtois et d’autres qui ambitionnent de relancer le débat autour de l’Avenir En Commun. Grace à Liem Hoang Ngoc, j’apprends que le Plan B n’est plus trop d’actualité et qu’il n’a d’ailleurs jamais vraiment été élaboré ni chiffré pendant les campagnes de 2017.

Comment peser dans les débats au sein de l’Europe, si on n’est pas prêt à engager une sortie unilatérale des traités Européens comme le fait avec difficultés la GB ?

C’est donc naturellement que je rejoins « préservons l’avenir en commun » et que j’aimerais participer aux débats pour consolider cette merveilleuse base qu’est l’AEC.

Vive l’avenir en commun 
Amitiés insoumises

Lucie Berweiller

 

 

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