LE DÉSARROI DES SYNDICATS

Le désarroi des syndicats a d’égal opposé le mépris de l’Élysée. Macron n’y siège pas il trône. Nul apparemment n’a osé lui faire remarquer que le siège du président issu du suffrage universel, ne doit pas être confondu avec le trône du roi ou monarque, dont l’élection émane d’une volonté divine ou gazeuse (naïf, c’est au premier degré qu’il aurait entendu ceux qui l’ont surnommé Jupiter ?). Cette usurpation bien réelle ne se résume pas à l’apparat, Macron gouverne dans le mépris absolu du Parlement et à fortiori, de celui des corps intermédiaires. Mis à part Sarkozy, ni Louis XIV (encore moins Louis XVI), ni Napoléon n’étaient allés aussi loin, et ce que je dis là n’est pas vraiment pour en rire.

Si l’équipe ministérielle que Macron a à sa main, n’a pas le courage de le remettre à sa place (la mièvrerie des démissionnaires ne règle rien), c’est la rue qui le fera.
Mais revenons aux syndicats : certes, nous pouvons être désolés de la désaffection des salariés qui négligent d’être les acteurs de leur histoire, mais nous devons aussi examiner une autre faiblesse : sans ignorer les difficultés de recrutement des permanents, au « sommet », toutes les précautions devraient être prises pour que l’exemple donné ne soit pas entaché par des potentats indélicats. Aujourd’hui la triple peine (injuste) pour les syndicats, c’est d’être récusés par des salariés ; méprisés par le pouvoir et éclipsés par les gilets jaunes. Les gilets jaunes qui dans une atmosphère délétère nous apportent un peu d’oxygène.

Jacques TOURET 20/11/2018

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