A Jérôme…

Syndicaliste et militant, Jérôme Schmitt subit l’acharnement de la direction d’EDF, où il est employé à la centrale de Dampierre-en-Burly. Ils veulent lui faire payer ses engagements syndicaux et politiques. Une procédure se tient aux prud’hommes ce vendredi 9 novembre à Montargis.

 

A Jérôme

 

par Mehdi Kemoun

 

Pourquoi sommes nous devenu militants, et pourquoi syndicalistes particulièrement ?  La question implique plusieurs réponses.

Militant, c’est sûrement parce-que nous avons tous en nous un refus de l’injustice qui vient percuter très tôt notre vie d’enfant, d’adolescent ou encore d’adulte.

D’ailleurs cet engagement pour refuser l’injustice, l’inégalité, la discrimination commence tôt, au quotidien dans la cour de l’école d’abord , puis au travail et c’est ainsi que nous investissons les associations, les syndicats, ou encore la politique.

C’est ainsi que le syndicalisme devient très vite une évidence, car c’est au travail que nous passons le plus clair de notre temps et c’est au travail que nous sommes confrontés à toutes les formes de discriminations, raciales, sociales, machistes …je ne les citerai pas toutes mais elles ont toutes droit de cité dans le monde du travail.

Il est donc logique finalement de se syndiquer ou de prendre des responsabilités syndicales, des lors que le fait syndical fait partie de notre éducation et de notre culture.

La criminalisation des syndicalistes est également devenue le sport national d’un patronat boosté par la société capitaliste.

 

Et c’est sûrement parce que cette culture se perd que la criminalisation des syndicalistes est également devenue le sport national d’un patronat boosté par la société capitaliste.

Ce sont d’ailleurs les politiques de droite et de gauche qui ont stigmatisé le syndicalisme pour le réduire comme peau de chagrin au profit de la consommation et du marché tout puissant.

Il vaut mieux pour eux privilégier la loi du marché plutôt que notre histoire ouvrière dans les manuels scolaires pour préparer les résignés de demain.

Les pseudos socialistes de notre époques auront été sans aucun doute eux aussi les sponsors de ce monde impitoyable de la finance qu’ils prétendaient combattre et qui leur a permis de dégrader encore plus notre syndicalisme et donc une part essentielle de notre essence citoyenne.

A ce titre, Ils marqueront l’histoire comme fossoyeurs de notre citoyenneté.

Le combat syndical qui par essence est la lutte au travail, la lutte pour le travail est aussi un combat de résistance à cette politique d’austérité, à cette soit disant crise financière que nous devrions subir sans nous défendre. Ils sont bien trop occupés à défendre les intérêts des « banques »et conforter ainsi la dette pour laquelle ils veulent nous prostituer.

Ce combat politique est compatible et étroitement lié avec le combat de tous les salariés que nous menons depuis des années et il s’inscrit naturellement dans nos gènes de militants.

Nous avons le pouvoir d’écrire notre histoire plutôt que de la subir.

 

Se syndiquer, prendre sa carte dans un parti, ou militer, les solutions sont multiples pour être solidaires et pour participer. L’engagement est un devoir et chacun doit s’inscrire, à son niveau dans le combat.

Nous sommes les plus nombreux et nous avons le pouvoir de changer les évènements, nous avons le pouvoir d’écrire notre histoire plutôt que de la subir.

Nous ne sommes pas nés pour être victimes, nous sommes pas nés pour subir, nous avons au contraire vocation à lutter , à construire, à partager et à donner, même si cela parait plus difficile, voire impossible pour certains.

Ceux qui luttent peuvent perdre mais ceux qui ne luttent pas ont déjà perdu.

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